Printemps 2025
Escalquens
Les orchidées
Dès le mois de mars fleurissent les premières orchidées.

L'Ophrys de mars est l'une des
premières à poindre.

Une Ophrys bouffon hypochrome, ce qui correspond à un défaut de pigmentation
de la plante.


Il y avait au centre ville quelques pieds d'Ophrys miroir qui ont disparu, mais les graines se sont hybridées avec des
Ophrys de mars.

Sur les hauteurs de la commune pousse l'Ophrys bouffon.

Sur une prairie non cultivée deux pieds d'Orchis papillons ont été découverts. Il s'agit d'une plante protégée au niveau national.


Orchis papillon
Escalquens abrite une des plus importantes station d'Ophrys jaunes de la région.



Une grande prairie de la commune accueille une station remarquable d'Orchis pourpres, plus de 700 pieds y ont été recensés.
Jeune plant en début de floraison - Plante en pleine floraison - Pied hypochrome


Si l'Ophrys miroir a disparu d'Escalquens, un pied est toujours présent sur la commune voisine d'Auzielle.
Les oiseaux
Sur une friche de 8 hectares on retrouve un certain nombre d'oiseaux typiques des milieux ouverts tels que la Cisticole des joncs ou la Bergeronnette printanière que j'avais photographiées l'année dernières. D'autres se sont montrés un peu plus coopératifs cette année.

A commencer par le Bruant Proyer perché sur un Pyracantha
pour lancer son chant caractéristique.

Je pense que j'ai dérangé la Fauvette grisette qui voulait nourrir ses petits visiblement abrités sous le buisson où je m'étais caché.


Les tariers pâtres sont toujours là avec monsieur au loin et madame plus près.


Plusieurs hypolaïs polyglottes nichent dans les arbres de la ripisylve bordant la friche.

La nouveauté est la présence pour la première fois à Escalquens d'une Fauvette mélanocéphale. Cette espèce méditerranéenne est en expansion et se trouve maintenant dans la région toulousaine. On peut l'observer depuis le mois d'avril.


Les petits bois de la commune attirent d'autres oiseaux.


Comme ce couple de pics épeiches en train de creuser leur loge. Le mâle à gauche se reconnait à sa nuque rouge.

Un couple de rougequeues noirs a construit son nid dans un seau accroché à une étagère sous notre auvent !

A la lisière des bois chante le Rossignol philomèle.

Dans le cadre des actions menées avec la mairie sur la biodiversité nous avons construit deux nichoirs pour l'Effraie des clochers dans l'église. Et dès cette année j'ai pu la prendre de nuit lors de son envol.
Les insectes
Lors d'une sortie avec un naturaliste nous avons observé les insectes pollinisateurs sur une prairie fleurie, et tout d’abord les hyménoptères.

Un Bourdon des champs plus roux, toujours sur un trèfle rouge (Trèfle des prés).

Un Bourdon des jardins avec ses deux bandes jaunes derrière les ailes qui le distingue du Bourdon des prés.

Et une Mouche-à-scie noire, avec le milieu du ventre fauve
(quel drôle de nom !), nom scientifique Macrophya annulata,
qui n'est pas une mouche mais bien un hyménoptère.
D'autres insectes pollinisent également les fleurs.

Ou ce Souci sur du Trèfle des prés.
Mais on peut trouver aussi des punaises
comme cette Orthocephalus saltator
sur une Blackstonie perfoliée
(famille des gentianes).

Les papillons, comme cette Mélitée des scabieuses
sur une fleur de trèfle blanc (Trèfle rampant), sont bien présents.

Les mammifères
Pendant une sortie le long du Berjean nous avons eu la chance d'assister aux pirouettes d'un Ecureuil roux mangeant les fruits d'un Peuplier noir.
